
Prévenir ou mieux vivre le diabÚte grùce à une alimentation low-carb / IG bas
â ïž Remarque importante. Cet article a une vocation informatrice et Ă©ducative.
Il ne remplace en aucun cas une consultation mĂ©dicale, ni un avis personnalisĂ© de professionnel de santĂ©. Chaque situation est unique : avant dâentreprendre un changement alimentaire, un jeĂ»ne ou une modification de traitement, il est recommandĂ© de consulter votre mĂ©decin traitant, ou un(e) professionnel(le) de santĂ© formĂ©(e) à la nutrition.
đ 14 novembre : JournĂ©e mondiale du diabĂšte
Chaque 14 novembre, le monde se mobilise pour sensibiliser Ă une maladie silencieuse mais qui progresse vite : le diabĂšte.
Selon la FĂ©dĂ©ration internationale du diabĂšte, plus de 540 millions de personnes vivent aujourdâhui avec la maladie. Et ce chiffre ne cesse dâaugmenter.
Mais derriĂšre ces statistiques, il y a des visages, des histoires.
Il y a cinq ans et des poussiĂšres, jâĂ©tais prĂ©diabĂ©tique : fatigue, fringales, moral en dents de scie, analyses en zone rougeâŠ
Changer mon alimentation â adopter une approche GoodFat GoodCarb, Ă index glycĂ©mique bas et riche en bons gras â a littĂ©ralement tout transformĂ© : mon Ă©nergie, ma glycĂ©mie, mon humeur, ma santĂ©.
Cet article est aussi un hommage à ma maman, partie le 16 novembre 2020, dont le diabÚte mal géré a été un facteur déterminant.
Si ces lignes peuvent aider ne serait-ce quâune personne Ă agir avant quâil ne soit trop tard, elles auront tout leur sens. đ
đ Le diabĂšte de type 2, expliquĂ© simplement
Le diabĂšte de type 2, câest lorsque le corps devient rĂ©sistant Ă lâinsuline.
âĄïž Lâinsuline est lâhormone qui permet au glucose (le sucre issu des aliments) dâentrer dans les cellules pour ĂȘtre utilisĂ© comme Ă©nergie.
âĄïž Si lâon consomme trop souvent des aliments Ă index glycĂ©mique Ă©levĂ©, le corps en produit trop, trop souvent.
âĄïž Ă la longue, les cellules ânâĂ©coutentâ plus : la glycĂ©mie grimpe, et lâinsuline aussi.
Câest un cercle vicieux : hyperinsulinĂ©mie â prise de poids â fatigue â fringales â glycĂ©mie qui se dĂ©rĂšgle encore davantage.
Sans prise de conscience, cela peut mener Ă de graves complications : maladies cardiovasculaires, atteintes rĂ©nales, neuropathies, troubles de la visionâŠ
Câest un peu le âchef dâorchestre invisibleâ de notre Ă©quilibre intĂ©rieur.
đ©žÂ Comment savoir si lâon est concernĂ© ?
Les chiffres parlent dâeux-mĂȘmes â il sâagit des seuils de glycĂ©mie Ă jeun reconnus par les instances mĂ©dicales internationales (OMS, HAS, ADA) :
- Normal : 70 à 100 mg/dL (3,9 à 5,5 mmol/L)
- Pré-diabÚte : 100 à 125 mg/dL (5,6 à 6,9 mmol/L)
- DiabÚte de type 2 : ℠126 mg/dL (℠7,0 mmol/L), confirmés sur deux analyses successives
Ces tests peuvent ĂȘtre rĂ©alisĂ©s :
- chez votre médecin traitant, par une prise de sang en laboratoire ;
- dans certaines pharmacies, via un test capillaire rapide ;
- ou encore lors des journées de dépistage organisées autour du 14 novembre.
Une glycĂ©mie lĂ©gĂšrement Ă©levĂ©e nâest pas une fatalitĂ© : câest un signal dâalerte et une invitation Ă revoir son hygiĂšne de vie avant que le diabĂšte ne sâinstalle.
(Sources : Organisation mondiale de la SantĂ© â Definition and diagnosis of diabetes mellitus and intermediate hyperglycaemia, 2006 ; Haute AutoritĂ© de SantĂ©, DĂ©pistage et diagnostic du diabĂšte de type 2, 2014 ; American Diabetes Association, Standards of Medical Care in Diabetes 2024.)
đ§źÂ Les capteurs de glycĂ©mie : un outil utile, Ă utiliser avec discernement
Les capteurs de glycĂ©mie en continu (comme le Freestyle Libre ou le Sibionics) sont aujourdâhui accessibles sans prescription dans de nombreux pays, et parfois remboursĂ©s pour les personnes diabĂ©tiques.
De plus en plus de personnes non diabétiques les utilisent pour mieux comprendre leur réponse glycémique et adapter leur alimentation.
Câest un outil prĂ©cieux pour visualiser en temps rĂ©el lâeffet des repas, du stress, du sommeil ou de lâactivitĂ© physique sur la glycĂ©mie.
Mais il faut lâutiliser avec discernement : les capteurs donnent des tendances, pas des valeurs de diagnostic mĂ©dical.
đ Une lecture isolĂ©e ne suffit pas : il est essentiel dâinterprĂ©ter les donnĂ©es dans leur contexte global, sur plusieurs jours, et idĂ©alement avec lâaide dâun professionnel de santĂ© ou dâun(e) nutritionniste formĂ©(e).
Les variations sont normales â tout comme les lĂ©gĂšres diffĂ©rences entre la glycĂ©mie capillaire (mesurĂ©e au doigt) et la glycĂ©mie interstitielle (mesurĂ©e par le capteur).
Lâobjectif nâest pas dâatteindre une âglycĂ©mie parfaiteâ, mais de repĂ©rer ce qui, pour vous, provoque des pics ou des chutes, afin dâajuster votre alimentation et votre hygiĂšne de vie avec bienveillance et rĂ©alisme.
đ„ Reprendre le contrĂŽle grĂące Ă lâalimentation
Le corps a une capacité incroyable à se réparer.
Et la science le confirme : adopter une alimentation low-carb / IG bas, riche en bons gras (huile dâolive, avocat, poissons gras, noix) et en vĂ©gĂ©taux peu sucrĂ©s,
peut :
- stabiliser la glycémie,
- diminuer les pics dâinsuline,
- favoriser la perte de poids,
- amĂ©liorer lâĂ©nergie et la clartĂ© mentale.
Câest le cĆur de la philosophie GoodFat GoodCarb : nourrir sans sur-stimuler, apaiser lâinsuline au lieu de lâĂ©puiser.
đ Changer dĂšs le petit-dĂ©jeuner
Tout commence souvent le matin.
Un bol de cĂ©rĂ©ales, un jus dâorange, une tartine de confiture⊠câest la pire façon de dĂ©marrer la journĂ©e pour qui veut stabiliser sa glycĂ©mie.
đ Remplacez-les par un petit-dĂ©jeuner salĂ©, riche en protĂ©ines et en bons gras : Ćufs, avocat, saumon, ou porridge low-carb aux graines.
Câest un geste simple, mais souvent le dĂ©but dâun vrai changement.
ⳠLe jeûne intermittent : laisser le corps respirer
Le Dr Jason Fung, nĂ©phrologue canadien, lâexplique brillamment dans Les Lois de lâobĂ©sitĂ© et Le Guide complet du jeĂ»ne.
Le jeĂ»ne intermittent redonne au corps du temps : celui de faire baisser lâinsuline et de rĂ©parer la rĂ©sistance mĂ©tabolique.
Il ne sâagit pas de privation, mais dâĂ©quilibre : alterner des pĂ©riodes de repas nourrissants et des temps de repos digestif.
AssociĂ© Ă une alimentation low-carb, câest une approche puissante et durable.
đĄÂ Par oĂč commencer quand on veut agir ?
Le plus difficile, câest souvent de savoir par oĂč commencer.
Si vos analyses montrent une glycémie un peu trop haute, inutile de culpabiliser : commencez petit.
- remplacez un aliment sucré par une alternative low-carb ;
- ajoutez du bon gras Ă votre repas ;
- marchez 10 Ă 15 minutes aprĂšs manger ;
- et laissez le temps au corps de sâajuster.
Ce sont ces micro-changements qui, jour aprÚs jour, font la différence.
Le corps aime la cohérence, pas la perfection.
đŸÂ Le rĂŽle du mouvement
Lâalimentation est la clĂ©, mais le mouvement agit en synergie.
Bouger rĂ©guliĂšrement aide les cellules Ă mieux utiliser le glucose et Ă redevenir sensibles Ă lâinsuline.
Inutile de courir un marathon : une marche aprĂšs le repas, un peu de yoga ou de jardinage suffisent.
« Le mouvement, câest aussi une maniĂšre de dire Ă son corps :
âJe suis vivant, et je prends soin de moi.â »
đżÂ Le poids des Ă©motions
Le sucre, ce nâest pas quâune question de nutrition.
Câest aussi rĂ©confort, habitude, Ă©motion.
Changer son alimentation, câest souvent revisiter son rapport Ă la douceur et Ă soi.
Câest peut-ĂȘtre le plus beau cadeau Ă se faire : retrouver la paix avec la nourriture, et avec son Ă©nergie.
đ«Â En conclusion
PrĂ©venir â et bien vivre â le diabĂšte de type 2, câest possible.
La Dre Ăvelyne Bourdua-Roy, mĂ©decin quĂ©bĂ©coise, le dĂ©montre dans son livre Inverser le surpoids et le diabĂšte de type 2 (Ăditions Thierry Souccar).
Son approche, fondĂ©e sur la rĂ©duction des glucides et la restauration de la sensibilitĂ© Ă lâinsuline, rejoint profondĂ©ment la philosophie GoodFat GoodCarb : redonner au corps le temps et le carburant dont il a besoin pour se rĂ©gĂ©nĂ©rer.
Câest un chemin de rĂ©conciliation avec son corps.
Chaque repas devient une occasion de nourrir différemment, de stabiliser sa glycémie, de retrouver sa vitalité.
Et comme on me le rĂ©pĂšte souvent au CFNA, oĂč je me forme en nutrithĂ©rapie : « Une habitude ne se supprime pas : elle se remplace par une meilleure »
Câest peut-ĂȘtre cela, le vrai dĂ©but du changement. đ
đ Pour aller plus loin
Dr Catherine LacrosniĂšre â La rĂ©sistance Ă lâinsuline
Dre Ăvelyne Bourdua-Roy â Inverser le surpoids et le diabĂšte de type 2 (Ăditions Thierry Souccar, 2021)
Dr Jason Fung â Le Code de lâobĂ©sité & Le Guide complet du jeĂ»ne

CétoCaro
Recettes et menus – GoodFat GoodCarb ©
đ Rappel important
Je ne suis ni mĂ©decin ni diĂ©tĂ©ticienne, ni nutritionniste. Les conseils partagĂ©s sur CĂ©toCaro sâappuient sur mon expĂ©rience personnelle et sur mes recherches approfondies autour de lâalimentation. Ils ne sauraient en aucun cas se substituer Ă un avis mĂ©dical. Je suis actuellement en formation en nutrithĂ©rapie au CFNA, un cursus passionnant qui alimente (et fait bourdonner !) chaque jour mes contenus. Lâobtention de mon diplĂŽme est prĂ©vue pour octobre 2026. đ Avant dâenvisager une modification de votre alimentation ou de commencer un rĂ©gime â comme lâalimentation cĂ©togĂšne ou mĂȘme lâapproche GoodCarb GoodFat â il est essentiel de consulter un professionnel de santĂ©, notamment en cas de pathologie ou de traitement en cours.
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